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Incendies, canicules, séismes, guerres ou catastrophes naturelles : lorsqu’une crise survient, les appels aux dons se multiplient et les Français répondent souvent présents. Pourquoi sommes-nous particulièrement enclins à donner dans ces moments d’urgence ?

L’urgence mobilise la générosité

L’été 2026 en est une nouvelle illustration. La France a connu un mois de juillet exceptionnellement chaud, tandis que de nombreux incendies ont touché plusieurs territoires.

©actu Bordeaux / Juliette Cardinale

Fin juillet 2026, le ministère de l’Intérieur a annoncé qu’environ 119 000 hectares avaient brûlé en France depuis le début de l’année, marquant un record historique et une situation d’une ampleur inédite face aux feux de forêt, notamment en Gironde et dans les Landes

Face à cette situation, la Fondation de France a lancé fin juillet un appel à la générosité pour venir en aide aux personnes touchées par les incendies et les fortes chaleurs. Au 18 août 2026, 4,6 millions d’euros avaient déjà été collectés.

©Source : dons.fondationdefrance.org/ – 18/08/2026

Ce phénomène n’est pas nouveau. Les grandes crises peuvent provoquer de véritables pics de générosité. En 2024, les dons liés au cyclone Chido à Mayotte représentaient par exemple 5,3 % de la collecte totale des organisations étudiées par France générosités.

Les années précédentes montrent la même capacité de mobilisation :

Pourquoi une telle mobilisation ?

Parce que l’urgence rend la situation concrète, visible et immédiate. Un témoignage, une image ou un reportage peut créer un sentiment d’empathie et surtout montrer que notre action peut avoir un impact direct.

© Antoine Levesque / Reporterre

Mais que se passe-t-il une fois l’urgence passée ?

C’est tout l’enjeu pour les associations.

Un don effectué après une catastrophe permet de répondre à une situation immédiate. Mais les besoins ne disparaissent pas lorsque l’actualité quitte les écrans.

Après les secours viennent souvent la reconstruction, l’accompagnement des personnes touchées et la prévention de nouvelles crises.

C’est pourquoi le don régulier joue un rôle essentiel.

Selon le dernier Baromètre de la générosité de France générosités, les dons des particuliers ont progressé de 3,6 % en 2025. Les dons réguliers par prélèvement représentent désormais 45 % de la collecte, preuve que l’engagement dans la durée occupe une place croissante dans le financement des associations.

©France Générosités / Les dons réguliers toujours en progression en 2025

Transformer l’émotion en engagement

Une catastrophe peut provoquer un premier geste de solidarité. Le véritable défi consiste ensuite à transformer cette émotion en engagement durable.

C’est là que l’information, la transparence et la relation avec les donateurs prennent toute leur importance.

Le digital permet aujourd’hui de faire un don en quelques secondes. Mais le contact humain reste également essentiel pour expliquer une cause, répondre aux questions et créer une relation de confiance.

C’est notamment le rôle du face-à-face, qui permet aux associations d’aller directement à la rencontre du public et de proposer un engagement régulier.

Les chiffres le montrent : le don en ligne progresse fortement, mais les dons réguliers par prélèvement automatique restent un pilier majeur de la collecte. En 2024, ils représentaient déjà 45 % de la collecte des organisations étudiées par France générosités.

La générosité ne s’arrête pas avec l’urgence

Les crises nous rappellent une chose essentielle : les Français sont prêts à se mobiliser lorsqu’une cause leur parle et qu’ils comprennent comment agir.

Mais si le don ponctuel permet de répondre à l’urgence, le don régulier donne aux associations les moyens de préparer l’avenir et d’agir dans la durée.

Donner dans l’urgence, c’est répondre à une crise. Donner régulièrement, c’est contribuer à construire des solutions durables.

©Source : www.medecinsdumonde.org

📊 Les chiffres à retenir

  • 4,6 M€ collectés par la Fondation de France au 18 août 2026 pour les victimes des incendies et des fortes chaleurs.
  • 🔥 119 000 hectares avaient brûlé en France depuis le début de l’année 2026, selon le ministère de l’Intérieur.
  • 🌡️ 24,9 °C : température moyenne de juillet 2026, devenu le mois le plus chaud jamais enregistré en France depuis 1900.
  • 45 % de la collecte provient désormais des dons réguliers par prélèvement.

Sources : Fondation de France, Ministère de l’Intérieur, Météo-France, France générosités – données 2025-2026.