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À l’approche du budget 2027, les débats sur les dépenses publiques vont une nouvelle fois occuper le devant de la scène.

Combien faut-il économiser ? Où réduire les dépenses ? Quels financements maintenir ? Quels secteurs doivent être prioritaires ?

Dans ce contexte, le monde associatif risque une nouvelle fois de se retrouver au cœur des discussions.

Et parfois des caricatures.

Pourtant, derrière le mot « associations », il y a une réalité beaucoup plus vaste : près de 1,6 million d’associations actives, 13 millions de bénévoles et 1,9 million de salariés en France. Le secteur associatif intervient dans pratiquement tous les domaines de la vie quotidienne : sport, culture, santé, solidarité, éducation, environnement, protection animale, insertion ou encore accompagnement des personnes vulnérables.

Étude La France bénévole 2026

Les associations ne sont donc pas un secteur à part. Elles font partie du fonctionnement quotidien de la société française.

Un secteur déjà fragilisé

La question du budget 2027 arrive alors que les associations font déjà face à une situation financière difficile.

Face à la baisse des subventions publiques, Le Mouvement associatif estime à 1 milliard d’euros le manque à gagner pour le secteur entre 2025 et 2026, après 2,2 milliards d’euros sur les deux années précédentes.

Ces évolutions ne sont pas sans conséquences.

Derrière une baisse de financement, il peut y avoir :

  • des postes supprimés ou non remplacés
  • des projets abandonnés
  • des équipes sous tension
  • une action locale qui disparaît ;
  • une difficulté croissante à se projeter dans la durée.

Le véritable enjeu n’est donc pas uniquement le montant des financements. C’est aussi la capacité des associations à construire dans la durée.

Les associations continuent d’être sollicitées pour répondre à des besoins croissants : précarité, isolement, santé, accès aux droits, éducation, environnement, solidarité internationale, accompagnement des jeunes ou encore adaptation aux conséquences du changement climatique.

Comment continuer à agir lorsque les besoins augmentent mais que certaines ressources deviennent moins prévisibles ?

C’est l’une des grandes questions auxquelles le secteur doit se préparer pour les prochaines années.

Étude : La France associative en mouvement 2025

Diversifier ses ressources devient stratégique

Dans ce contexte, la diversification des ressources n’est plus seulement une question de développement.

Elle devient aussi une question de résilience.

Les associations disposent de plusieurs leviers : financements publics, cotisations, mécénat, fondations, legs, événements, dons ponctuels ou encore dons réguliers.

La générosité du public constitue notamment une source de financement importante. Selon le Baromètre de la générosité 2025, les dons des particuliers ont progressé de 3,6 % en 2025, leur plus forte progression depuis 2021.

Baromètre de la générosité 2025 

Pour une association ou une ONG, développer une base de donateurs réguliers peut ainsi contribuer à construire une ressource récurrente, complémentaire des financements publics et des autres sources de revenus.

Le don régulier, un levier de visibilité

C’est précisément sur ce terrain que s’inscrit le travail de Yuzma-Yuz.

En tant qu’agence spécialisée dans la collecte de fonds en face-à-face, nous accompagnons les associations et les ONG dans la rencontre directe avec leurs futurs donateurs.

C’est précisément là qu’intervient le recrutement de donateurs en face à face.

Dans la rue, dans les centres commerciaux ou sur des sites privés, nos équipes présentent les causes défendues par les organisations et permettent à chacun de décider librement s’il souhaite les soutenir dans la durée.

L’objectif n’est pas seulement de collecter aujourd’hui.

Il s’agit aussi de permettre aux associations de développer une communauté de donateurs réguliers, et donc de disposer de ressources complémentaires sur lesquelles elles peuvent davantage se projeter.

Préserver aussi le cadre fiscal qui encourage la générosité

Diversifier les ressources ne signifie pas seulement chercher de nouveaux financements. Cela suppose aussi de préserver les mécanismes qui encouragent les particuliers à donner.

Le cadre fiscal des dons joue ici un rôle important. En France, les dons versés à la plupart des organismes d’intérêt général peuvent ouvrir droit à une réduction d’impôt sur le revenu de 66 %, dans la limite de 20 % du revenu imposable. Pour certains organismes venant en aide aux personnes en difficulté ou aux victimes de violences, le taux peut atteindre 75 %, sous certaines conditions.

Ce dispositif ne constitue pas un simple avantage pour le donateur. Il participe à créer un environnement favorable à la générosité et permet à de nombreuses associations de mobiliser des ressources privées en complément des financements publics.

À l’approche du budget 2027, la préservation de ce cadre fiscal constitue donc également un enjeu pour le monde associatif.

Que nous dira le budget 2027 ?

Le projet de loi de finances pour 2027 est actuellement en préparation et le débat budgétaire s’annonce une nouvelle fois important. Le calendrier officiel de préparation du PLF 2027 est déjà engagé.

Il est donc encore trop tôt pour connaître précisément l’impact qu’auront les arbitrages à venir sur l’ensemble du secteur associatif.

Mais une chose est déjà visible : les associations abordent cette nouvelle séquence budgétaire après plusieurs années de tensions financières.

Le débat sur les finances publiques est légitime. Les financements doivent être transparents, contrôlés et évalués.

Mais il est tout aussi important de regarder ce que ces financements permettent concrètement.

Car derrière les budgets associatifs, il y a des emplois, des bénévoles, des projets, des personnes accompagnées, des territoires qui continuent de vivre, et surtout des millions de Français qui, chaque jour, s’engagent pour les autres.

Donc oui, le budget 2027 devra faire l’objet de débats.

Mais fragiliser les associations, c’est aussi fragiliser une partie de ce qui fait tenir notre société.

La question n’est donc peut-être pas seulement : « combien coûtent les associations ? »

Mais aussi :

« Quel serait le coût d’une France sans associations ? »


Sources :