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En France, on ne vit pas tous aussi longtemps. Et cet écart continue de s’aggraver. Il nous semblait donc important d’y consacrer un article aujourd’hui.

Selon une étude récente de l’Insee relayée par Médiapart dans son article du 15 décembre 2026, l’écart d’espérance de vie entre les plus riches et les plus pauvres atteint aujourd’hui jusqu’à 13 ans chez les hommes, et plus de 8 ans chez les femmes. Autrement dit, le niveau de vie pèse lourdement sur la durée de vie.

L’étude révèle que l’écart d’espérance de vie à la naissance continue de se creuser entre les 5 % des Français les plus aisés, disposant de plus de 6 247 euros par mois, et les 5 % les plus modestes, vivant avec moins de 497 euros mensuels. En 8 ans, cette différence s’est accentuée, passant de 8,3 à 8,7 années d’écart pour les femmes, et de 12,7 à 13 années pour les hommes.

Ces chiffres ne sont pas abstraits. Ils traduisent une réalité bien concrète : les inégalités sociales deviennent des inégalités face à la santé… et face à la mort.


Un système de santé sous tension, au détriment des plus fragiles

Depuis plusieurs années, l’hôpital public est soumis à des restrictions budgétaires qui fragilisent son fonctionnement. Services saturés, délais d’attente, fermetures de lits : l’accès aux soins devient plus difficile, surtout pour celles et ceux qui n’ont pas les moyens de se tourner vers le privé.

Résultat : les personnes les plus modestes renoncent davantage aux soins, faute de moyens ou de solutions accessibles. Moins se soigner, c’est souvent vivre moins longtemps.

Le service public de santé est pourtant essentiel. Il est, pour beaucoup, le seul patrimoine dont ils disposent.


Des inégalités qui s’aggravent, une urgence sociale

Comme l’explique l’article, la pandémie de Covid-19, l’inflation et la précarisation du travail ont accentué des inégalités déjà existantes. Les métiers les plus exposés, les plus pénibles et les moins rémunérés sont aussi ceux qui laissent le moins de marge pour se protéger, se soigner ou récupérer.

Aujourd’hui, 40 % des Français les plus modestes voient leur espérance de vie stagner, voire reculer, pendant que les plus favorisés continuent de vivre plus longtemps.

©Graphique issu de l’article Médiapart

Les chiffres présents dans l’article de Médiapart sont implacables :

  • Femmes les plus pauvres : 80,01 ans d’espérance de vie
  • Femmes les plus riches : près de 88,7 ans
  • Hommes les plus pauvres : 72 ans
  • Hommes les plus riches : 85 ans

Pourquoi ?
Parce que les plus modestes :

  • occupent les métiers les plus pénibles,
  • ont été en première ligne pendant le Covid,
  • subissent de plein fouet l’inflation,
  • vivent plus souvent dans des logements dégradés,
  • et accèdent moins facilement aux soins.

👉 Être pauvre, aujourd’hui, c’est perdre des années de vie.


Quand l’État recule, les associations prennent le relais

Face aux failles du système public, les associations jouent un rôle de plus en plus central. Elles soignent, accompagnent, soutiennent, là où les dispositifs publics ne suffisent plus.

Des organisations comme Médecins du Monde, Médecins Sans Frontières ou le Secours Catholique interviennent chaque jour auprès des personnes les plus vulnérables. Leur action est devenue indispensable pour garantir un accès aux soins et à la dignité.

©Médecins Du Monde

Mais pour agir dans la durée, ces associations ont besoin de financements stables.

Chaque année, les associations font face à une réalité de plus en plus difficile : la baisse des financements publics, alors même que les besoins explosent. Moins de moyens pour la santé, le social ou l’accompagnement, mais toujours plus de personnes en difficulté.


Le don régulier, un pilier pour agir dans la durée

Les dons réguliers permettent aux associations de se projeter, de maintenir leurs équipes sur le terrain et de répondre aux besoins urgents comme aux enjeux de long terme.

Chez Yuzma-Yuz, nos équipes de recruteurs de donateurs partent chaque jour à la rencontre du public, en France et dans les DOM-TOM, dans le cadre de nos missions itinérantes, pour sensibiliser sur cette réalité et offrir à chacun la possibilité de s’engager facilement.

👉 Un don mensuel, c’est ce qui permet aux associations de tenir dans le temps, malgré un contexte de plus en plus contraint.
👉 C’est un soutien concret pour que la solidarité ne dépende pas des coupes budgétaires.